Textile: près de 140 emplois chez BCBG Max Azria menacés en France

LYON, 24 juillet 2017 (AFP) – Les quelque 140 salariés de la filiale française du groupe américain de prêt-à-porter BCBG Max Azria s’inquiètent d’une possible suppression de leurs emplois, aucune offre ferme de reprise n’ayant été déposée depuis le placement de la société en redressement judiciaire.

« Les administrateurs ont beau faire de la pub dans tout le Journal du Textile ou ailleurs, il n’y a pas de financiers. C’est comme sur les cas de Mim, La Halle, Tati… Il n’y a pas de groupes financiers qui veuillent investir de l’argent dans le textile », s’alarme Stéphanie Vénitien, secrétaire du comité d’entreprise et représentante des salariés de la filiale française, basée à Mercurol (Drôme).

BCBG Max Azria France, qui compte 11 magasins et emploie 138 personnes, a été placé en redressement judiciaire le 8 mars par le tribunal de commerce de Romans (Drôme).

Ses difficultés sont la conséquence du dépôt de bilan de sa maison-mère américaine.

Le groupe BCBG, fondé en 1989 par le créateur tunisien Max Azria et désormais détenu par la firme d’investissement Guggenheim Partners, a fait l’objet d’une procédure de type « chapter 11 » (permettant la poursuite de l’activité après un dépôt de bilan)aux Etats-Unis, rappelle Mme Vénitien.

« Au début de l’année, nous avons reçu une lettre de notre actionnaire annonçant mettre fin à son soutien financier », explique-t-elle.

Selon elle, « il n’y a pas d’offre recevable » pour la filiale française, qui gère également une douzaine de magasins européens. « Une offre sort du lot, celle des dirigeants actuels de la société, qui voudraient créer une nouvelle marque, mais le financement n’est pas là », assure-t-elle.

La période d’observation a été prolongée jusqu’au 1er septembre pour permettre l’éventuel dépôt d’une offre ferme de reprise. L’audience de mise en liquidation judiciaire est prévue le 6 septembre.

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