Travail dominical aux Galeries Lafayette: la porte n’est pas fermée, selon la CFE-CGC

 PARIS, 4 mai 2016 (AFP) – La porte n’est pas encore fermée à un accord sur le travail dominical aux Galeries Lafayette, la direction s’étant dite prête à revoir la CFE-CGC qui, comme tous les autres syndicats, n’a pas signé l’accord proposé, a-t-on appris mercredi de sources syndicales.

Après avoir appris qu' »on ne signait pas », la direction des Galeries Lafayette a fini par « nous dire hier soir (mardi) qu’elle était prête à nous revoir », a déclaré à l’AFP Jacques Biancotto, président de la CFE-CGC commerce et services. « La porte n’est donc pas fermée », pour autant que la direction revoie « nos propositions », a-t-il ajouté.

Pour disposer d’un accord valable (signé par des syndicats représentant plus de 30% des voix aux élections professionnelles), sauf opposition d’autres syndicats, la direction a besoin de la signature de la CFE-CGC et de la CFTC, qui n’a pas non plus signé.

Sollicitée par l’AFP, la direction des Galeries Lafayette n’a fait « aucun commentaire ».

M. Biancotto a précisé que son syndicat (28% des voix) avait fait 16 propositions à la direction concernant cet accord et que « seules cinq » ont été retenues. Des « incertitudes persistent » sur plusieurs points, « on ne signe pas un chèque en blanc », a-t-il ajouté.

Le projet d’accord qui devait permettre l’ouverture dominicale du magasin du boulevard Haussmann à Paris, négocié depuis février, était soumis à signature jusqu’à mardi soir. Aucun des syndicats – outre la CFE-CGC, la CGT, le SCID, la CFTC et FO – ne l’a signé, a-t-on appris de sources syndicales.

« A la date-butoir, il n’y a pas d’accord valable », a observé Fouzia Es Salmi (CGT). « Les Galeries Lafayette ne sont pas prêtes d’ouvrir le dimanche (…) (Le score est de) syndicats 5 Galeries 0 », s’est réjoui le SCID, par ailleurs assigné en justice par la direction qui conteste sa représentativité depuis qu’il s’est désaffilié de la CFDT.

Le projet d’accord distingue les salariés « travaillant habituellement la semaine et occasionnellement le dimanche » et ceux « de fin de semaine », embauchés spécifiquement (une « centaine » de contrats à temps partiel selon une source syndicale).

Pour les premiers, les dimanches travaillés – plafonnés à sept par an – seraient majorés de 100% (payés double) et assortis d’une récupération, a précisé la CGT. Pour les seconds, embauchés spécifiquement pour la fin de semaine, les heures du dimanche seraient aussi majorées de 100%, mais sans récupération.

Parmi les points qui bloquent pour la CFE-CGC, figurent des incertitudes sur les horaires d’ouverture ou sur les personnels concernés par les astreintes le dimanche.

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