Travail dominical aux Galeries Lafayette: un projet d’accord bientôt soumis à signature

PARIS, 22 avril 2016 (AFP) – Les Galeries Lafayette doivent transmettre ce vendredi ou en début de semaine prochaine aux organisations syndicales la version définitive d’un projet d’accord sur le travail du dimanche en vue de l’ouverture de leur magasin du boulevard Haussmann à Paris, a-t-on appris de source syndicale.

Après l’échec des négociations de branche, au niveau de l’Union des grands commerces de centre ville (UCV), l’enseigne a été la première à rouvrir des discussions sur le sujet en février. L’objectif est de pouvoir ouvrir tous les dimanches son magasin amiral, situé en zone touristique internationale (ZTI), aux termes de la loi Macron d’août 2015.

Le projet d’accord négocié distingue les salariés « travaillant habituellement la semaine et occasionnellement le dimanche » et ceux « de fin de semaine », embauchés spécifiquement, ont indiqué à l’AFP des sources syndicales.

Pour les premiers, un plafond de sept dimanches travaillés par an est prévu, avec une « garantie de cinq dimanches pour les salariés qui le demandent », a expliqué à l’AFP Fouzia Es Salmi (CGT). Ces dimanches seront majorés de 100% (payés double) et assortis d’une récupération.

Pour les salariés embauchés spécifiquement pour la fin de semaine, qui travailleront du vendredi au dimanche ou du samedi au lundi, les dimanches travaillés seront majorés de 100% mais sans récupération, a ajouté Mme Es Salmi. Il s’agit de contrats de 25 h payés 32 h.

Une « centaine » de personnes devraient ainsi être recrutées en contrat à temps partiel, selon une autre source syndicale.

L’accord prévoit aussi une aide à la garde d’enfants, avec un plafond de 1.800 euros annuels par salarié, ainsi que l’inclusion d’un véritable 13ème mois au lieu de primes habituellement versées aux salariés, selon la CGT.

Sollicitée par l’AFP, la direction des Galeries Lafayette n’a souhaité « faire aucun commentaire sur le sujet ».

Le projet d’accord devrait être rapidement soumis à signature malgré un imbroglio juridique concernant la représentativité d’un des syndicats, le SCID, qui s’est désaffilié de la CFDT en janvier. Avec son apport, la CGT et FO seraient en mesure de s’opposer au texte (plus de 50% des voix aux élections professionnelles).

La direction l’a assigné en justice.

Le résultat des procédures en cours risque d' »entacher » l’accord, craint la CFE-CGC, qui avait reconnu il y a quelques jours des « avancées » dans le texte mais souligné que des interrogations demeuraient concernant « l’amplitude horaire » des cadres.

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