Travailler pendant la pandémie: le Medef et l’Afnor publient un guide pour les entreprises

PARIS, 4 mai 2020 (AFP) – Avant le déconfinement, le Medef Paris et l’association de normalisation et de certification Afnor publient un guide de bonnes pratiques et de gestion des risques pour la reprise de l’activité, dans une situation économique extrêmement difficile.

Intitulé « Pandémie: les clés de la reprise », ce guide, disponible mardi sur le site de l’Afnor, va au-delà des rappels des mesures de sécurité sanitaire et de distanciation sociale nécessaires dans la lutte contre le Covid-19.

L’organisation patronale y recommande aux chefs d’entreprises d' »être attentifs aux retours d’expérience et à l’évolution des méthodes de travail », d' »évaluer les impacts potentiels de la crise sanitaire sur les prévisions de ventes » ou encore de « reconsidérer les décisions d’investissements (décalages ou non) et les plans d’embauche ».

Jusqu’à présent il n’y avait pas de « guide qui vous dit comment il faut faire pour travailler en période de pandémie », a expliqué à l’AFP le président du Medef Paris Charles Znaty, qui constate que « l’angoisse sanitaire, l’angoisse économique, est très très présente » aussi bien chez les chefs d’entreprises que chez les salariés.

« Aujourd’hui plus que jamais, il faut se parler, et la chose dont il faut se parler, c’est de la situation financière, car le pire, c’est de faire l’autruche », selon lui.

« Si la situation financière est problématique, il faut avoir les bons instruments pour la regarder, il faut essayer de travailler avec les fournisseurs, avec les banques, avec les partenaires, les clients », conseille M. Znaty, qui assure qu’il y a « pleins d’exemples de solidarité inter-entreprises ».

Car « le chef d’entreprise, sa responsabilité, c’est de protéger les actifs, l’emploi, l’activité », rappelle le président du Medef Paris.

Le guide veut permettre aux dirigeants d’entreprises de se projeter dans l’avenir alors qu’actuellement ils « n’ont pas les moyens de prendre connaissance de tous les textes » et que « toute leur énergie est absorbée par des questions administratives et financières ».

Concernant la question du maintien des salariés en télétravail au-delà du 11 mai, M. Znaty plaide pour la « simplicité »: « Tous ceux qui peuvent rester en télétravail, soyez sympas, restez-y. Laissez la place dans les moyens de transport en commun, ou dans les rues si les gens se déplacent avec les propres moyens de locomotion, à ceux qui ne peuvent pas faire autrement ».

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