TUI France: la direction va présenter un plan social mercredi (syndicats)

PARIS, 15 juin 2020 (AFP) – La direction de TUI France, premier opérateur touristique dans l’Hexagone, va présenter mercredi « son projet de plan social » pour l’entreprise à l’occasion d’un comité social et économique (CSE) extraordinaire, a affirmé lundi le secrétaire du CSE.

La direction a convoqué un CSE extraordinaire dont l’ordre du jour est l' »information sur le changement de modèle d’organisation de TUI France et ses conséquences sociales », « autrement dit (…) son projet de plan social », a indiqué dans un communiqué Lazare Razkallah, secrétaire du comité, confirmant des informations du média spécialisé Tourmag.

Le CSE extraordinaire se tiendra par visioconférence à partir de 11H00, a-t-il précisé à l’AFP.

Interrogée par l’AFP, la direction de TUI France n’a pas souhaité commenter ces informations.

M. Razkallah redoute des « licenciements secs » parmi les quelque 900 salariés en CDI de cette filiale du géant allemand du tourisme TUI. Le premier voyagiste mondial, durement frappé par les conséquences de la crise sanitaire liée à l’épidémie de Covid-19, a annoncé mi-mai vouloir supprimer 8.000 postes sur 70.000 dans le monde et les syndicats attendent désormais la déclinaison française de cette annonce.

« Pourquoi tant de précipitation alors qu’on bénéficie encore du chômage partiel jusqu’en septembre? », s’interroge le délégué CGT, premier syndicat chez TUI France. « Le chômage partiel n’est pas fait pour licencier les salariés à court terme mais pour préserver l’emploi », dénonce également M. Razkallah.

« L’inquiétude des salariés est totale » et concerne le siège situé à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), où travaillent près de 600 personnes, mais également des agences que la direction pourrait « fermer ou franchiser » et des « marques qui seront peut-être abandonnées », indique-t-il.

TUI France regroupe les circuits Nouvelles Frontières, les clubs Marmara et Lookéa, une soixantaine d’agences de voyage intégrées et une centaine d’agences mandataires, d’après M. Razkallah.

Confronté à l’arrêt quasi-total de ses activités depuis mars, TUI a bénéficié en avril d’un prêt d’urgence garanti par l’État allemand à hauteur de 1,8 milliard d’euros.

Le groupe a enregistré une perte nette de 763,6 millions d’euros au deuxième trimestre de son exercice annuel décalé (entre janvier et mars).

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