Un centre européen de formation en salles blanches ouvre à Strasbourg

STRASBOURG, 10 décembre 2018 (AFP) – Un centre de formation unique en Europe pour le travail en salles blanches a été inauguré lundi près de Strasbourg (Bas-Rhin), a-t-on appris auprès de l’université de Strasbourg.

Installé sur le campus universitaire d’Illkirch, au sud de la métropole alsacienne, le centre « Ease » (European Aseptic and Sterile Environment) formera environ 3.000 stagiaires par an à la production de médicaments et autres produits dans des milieux aseptisés et stériles, communément appelés « salles blanches », a précisé l’université.

Il s’adresse aux étudiants, salariés en poste dans les entreprises et demandeurs d’emploi en reconversion, pour leur recrutement ou leur poursuite d’activité principalement dans les industries pharmaceutiques, agro-alimentaires et chimiques, a-t-elle complété.

Sur ses 4.300 m2, dont plus de 2.000 m2 de salles blanches, le bâtiment reproduit à l’identique l’environnement et les équipements de travail d’une usine pharmaceutique, d’où son surnom d' »usine-école ».

Le centre apprend à produire des médicaments sous forme solide (comprimés, gélules…), des liquides stériles injectables et des « biomédicaments », molécules thérapeutiques conçues à partir de cultures cellulaires, a décrit l’université de Strasbourg dans un document de présentation.

Inauguré lundi, il accueille déjà « plusieurs centaines » de stagiaires depuis quelques mois, dont certains viennent d’Allemagne, de Suisse, de plus loin en Europe et même du Mexique et des Etats-Unis, a précisé à l’AFP Constance Perrot, directrice d’Ease.

« Sans équivalent » en Europe, selon Mme Perrot, le centre s’inspire d’un site ouvert depuis dix ans aux Etats-Unis à l’université de Caroline du Nord qui a accompagné les concepteurs d’Ease (l’université de Strasbourg, les industriels de la santé et leur pôle de compétitivité dédié, Biovalley France, basé à Strasbourg).

La création d’Ease a représenté un investissement de 27,2 millions d’euros, financé par l’Etat, l’Union européenne, les collectivités locales (Région Grand Est et Eurométropole de Strasbourg) et des fonds privés, a rappelé l’université.

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