Un des syndicats de médecins libéraux quitte les négociations avec l’Assurance maladie

PARIS, 1 juin 2016 (AFP) – Le SML, syndicat des médecins libéraux, a annoncé à l’AFP avoir quitté mercredi la table des négociations de la future convention, en raison du « refus » de l’Assurance maladie de fournir « le montant de l’enveloppe » dont elle dispose pour cette négociation.

« On est là pour signer une convention et savoir où l’on va. Il n’est pas possible que l’Assurance maladie ne nous dise pas de quelle enveloppe elle dispose », a fustigé Eric Henry, président du Syndicat des médecins libéraux (SML).

Le représentant, qui a quitté la réunion de négociation après une vingtaine de minutes, a précisé qu’il reviendrait lors de la prochaine rencontre, programmée le 8 juin, en exigeant des réponses à ses questions sous peine de quitter une nouvelle fois la salle.

Depuis février, les cinq syndicats représentatifs de la profession (SML, CSMF, FMF, MG France et le Bloc) sont en négociation avec l’Assurance maladie pour redéfinir d’ici à l’été le texte régissant les relations entre les médecins et la Sécu et notamment leurs tarifs de consultation.

Le SML appelle aussi l’Assurance maladie à mettre en place « une équité tarifaire » entre médecins exerçant en secteur 1 (pratiquant des tarifs sécu) et secteur 2 (avec dépassements d’honoraires).

« Nous demandons que le prix de la consultation de base soit le même dans chaque cabinet que vous soyez généraliste, spécialiste ou chirurgien et qu’il passe de 23 à 25 euros », a expliqué le Dr Henry.

Selon le SML, l’Assurance maladie qui ne pouvait être jointe en raison de la poursuite de la réunion avec les autres syndicats, aurait refusé de répondre à sa requête.

Dans un document remis mercredi aux syndicats, l’Assurance maladie a notamment proposé d’augmenter le prix des consultations de 23 à 25 euros, selon un schéma qui bénéficierait aux généralistes de secteur 1 et secteur 2 adhérant au CAS (contrat d’accès aux soins, qui permet d’encadrer les dépassements d’honoraires), mais pas aux spécialistes du secteur 2 n’adhérant pas au CAS.

« On veut clairement casser le secteur 2 on est en train de le massacrer », a fustigé le responsable syndical.

Enfin, troisième condition réclamée par le syndicat, que la Sécu s’engage « par écrit » sur la pérénisation des cotisations retraites des médecins dont elle assure en grande partie la charge.

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