Un syndicat de l’ONF déplore « une atteinte à la liberté d’expression » des personnels

PARIS, 17 février 2017 (AFP) – Le syndicat majoritaire auprès des fonctionnaires de l’ONF (Office national des forêts), Snupfen Solidaires, a dénoncé vendredi « une atteinte à la liberté d’expression des personnels », après la diffusion d’une note de service relative aux interventions de ses salariés dans les médias.

« La direction générale de l’ONF ne veut voir qu’une tête » et souhaite « éviter que les personnels donnent leur sentiment ou leur avis qui diffère souvent de ceux de la direction », affirme dans un communiqué le syndicat, qui précise toutefois que l’expression syndicale n’est pas concernée par ces nouvelles dispositions.

« Dans toute entreprise, les réponses aux médias sont pilotées par le service communication », a dit la direction de l’ONF, jointe par l’AFP.

Elle affirme que ces nouvelles dispositions ne visent pas de prises de position en particulier.

La note de service vise, selon l’ONF, à « remettre un peu d’ordre » et à « clarifier les prises de parole dans les médias » en mettant noir sur blanc ce qui « n’était écrit nulle part ».

Snupfen Solidaires avait critiqué il y a quelques mois les orientations du programme national de la forêt et du bois (PNFB), qui visent selon lui à l' »industrialisation de la forêt ». Les professionnels du bois souhaitent en effet dynamiser leur activité, notamment au travers de la relance de la filière de bois de construction.

« Il y a eu des expressions de la part des agents de l’ONF qui pouvaient parfois être assez critiques sur ce qui pouvait se faire à l’ONF, notamment sur la gestion de la ressource », a déclaré à l’AFP Philippe Berger, secrétaire général du syndicat.

Il évoque à l’appui « l’abandon de certaines tâches, relevant notamment de la surveillance du patrimoine », au profit de la production de bois.

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