Une aide complémentaire pour les femmes médecins enceintes

PARIS, 1 mars 2017 (AFP) – Les femmes médecins enceintes vont bénéficier d’une nouvelle aide pouvant atteindre 3.000 euros par mois pendant trois mois, selon un accord intervenu mercredi entre l’Assurance maladie et trois syndicats de médecins.

Un avenant à la convention médicale a été adopté avec la signature de trois syndicats, Le Bloc (chirurgiens), MG-France (généraliste) et la FMF, a annoncé l’Assurance maladie dans un communiqué.

Cette nouvelle aide financière complétera l’allocation forfaitaire que reçoivent déjà les femmes médecins en cas de maternité et qui s’élève à 3.269 euros.

Destinée à pallier la baisse de revenus engendrées par l’interruption de l’activité, elle atteindra 3.100 euros bruts par mois pendant trois mois pour les médecins travaillant à temps plein en secteur 1 (sans dépassement d’honoraires) ou en secteur 2 mais s’étant engagées à une pratique tarifaire maîtrisée (Optam, ancien contrat d’accès aux soins).

Pour une activité comprise entre 4 et 6 demi-journées par semaine, l’aide sera pour ces médecins de 1.550 euros par mois, et de 2.325 euros pour 6 à moins de 8 demi-journées hebdomadaires.

Pour les médecins de secteur 2 non signataires de l’Optam, l’aide s’élèvera à 2.066 euros par mois pour une activité à temps plein, contre 1.033 à 1.550 euros par mois pour les temps partiels.

Les hommes pourront bénéficier d’une protection paternité allant de 558 euros à 1.116 euros par mois pour ceux pratiquant des tarifs sécu ou maîtrisés, et de 372 euros à 744 euros pour les autres.

Toutes ces sommes pourront également être versées en cas d’adoption.

Le principe de la mesure avait été annoncé il y a un an lors de la conférence santé organisée par le gouvernement et inscrite dans le budget 2017 de la Sécurité sociale. Initialement, elle ne devait concerner que les femmes médecins de secteur 1 ou maîtrisant leurs tarifs, au grand dam des syndicats.

« C’est un succès important », a salué Claude Leicher, le président du principal syndicat de généralistes, MG France.

Mais les médecins remplaçants sont exclus du dispositif, n’étant pas conventionnés avec l’Assurance maladie, a regretté la présidente de leur syndicat (Réagjir), Sophie Augros.

L’avenant ne pourra s’appliquer que six mois après sa publication au Journal officiel.

Un autre accord a par ailleurs été signé mercredi. Il introduit un acte de télé-expertise (valorisé à hauteur de 15 euros), et de télé-consultation pour les médecins traitants des résidents des maisons de retraite.

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