Une cinquantaine d’agents Pôle emploi devant Bercy contre des baisses d’effectifs

 PARIS, 20 septembre 2017 (AFP) – Une cinquantaine d’agents de Pôle emploi ont manifesté mercredi devant Bercy à l’appel du SNU, troisième syndicat de l’opérateur, pour s’opposer à de possibles baisses d’effectifs, annoncées mardi par Le Parisien mais partiellement démenties par le gouvernement.

Les manifestants se sont réunis à 09H30 devant l’entrée du ministère de l’Economie et des Finances, brandissant de nombreux drapeaux et scandant notamment « Défense, défense du service public! » Les manifestants ont remis un tract à un employé du ministère venu à leur rencontre, pour qu’il le remette au ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire.

« Pôle emploi va se trouver de nouveau amputé », a déploré Jean-Charles Steyger, représentant SNU-FSU au Comité central d’entreprise de Pôle emploi, alors qu’un article du Parisien annonçait mardi un « dégraissage massif », dans le but d’économiser « près de 3 milliards d’euros » d’ici à 2022. La direction de Pôle emploi n’avait, elle, confirmé qu’une « légère baisse des effectifs en 2018″, tout en précisant qu' »aucun chiffre n’est encore arrêté ». Selon M. Steyger, la direction table « sur un étiage de 300 postes en moins ».

Si le projet de budget pour 2018 « confirme le coup de rabot », « nous appellerons à une grève dure », a-t-il prévenu.

Le syndicaliste a fait valoir que la baisse d’effectifs s’ajoute à celle du nombre de contrats aidés. L’opérateur en employait à la fin août près de 2.000, dont 900 arrivent à échéance en fin d’année, selon des chiffres communiqués par écrit aux syndicats et consultés par l’AFP.

La CFDT, premier syndicat de Pôle emploi, a aussi exprimé mardi son inquiétude face à l’article du Parisien.

Réunis en intersyndicale mercredi après-midi, les syndicats ont qualifié cette suppression évoquée de milliers de postes d »inacceptable » et demandent à être reçus par la ministre du Travail, Muriel Pénicaud. Ils souhaitent également qu’une « clarification » soit faite à l’occasion d’un comité central d’entreprise qui se tient vendredi, selon leur communiqué.

Mardi soir, Jean Bassères, directeur général de Pôle emploi, a tenté de rassurer dans un courriel envoyé aux agents et dont l’AFP a obtenu copie. « N’accordons pas de crédit aux rumeurs », leur a-t-il écrit.

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