Une plateforme logistique Castorama bloquée en Seine-et-Marne pour une hausse de salaires

PARIS, 28 février 2019 (AFP) – Les accès à la plateforme logistique Castorama de Châtres (Seine-et-Marne) étaient fortement perturbés jeudi à l’appel de la CGT et de FO, qui ont lancé une nouvelle mobilisation pour obtenir une hausse des salaires, a-t-on appris de sources syndicales.

« Une vingtaine de salariés » se sont rassemblés tôt le matin devant la plateforme logistique, a indiqué à l’AFP Jean-Paul Gathier (FO). « On laisse rentrer la marchandise, on ne la laisse pas sortir », a-t-il poursuivi. « Seuls les camions vides » peuvent quitter l’entrepôt, a renchéri Nicolas Heuzenot (CGT Castorama), qui a fait part d’une opération menée « en convergence avec la fédération CGT des transports ».

Selon les deux représentants syndicaux, « environ 90 camions chargés » à destination des magasins de l’enseigne de bricolage « sont bloqués à l’intérieur ».

« On va rester toute la nuit » et jusqu’au moment « où la direction va prendre contact », ont-ils assuré.

Avec cette opération, les syndicats CGT et FO, qui ont déjà mené plusieurs actions pour une hausse de 100 euros net des salaires, entendent « peser sur les approvisionnements » des magasins et ainsi « faire bouger les choses » en vue d’une nouvelle négociation salariale.

Lors des négociations annuelles sur les salaires, tenues en fin d’année dernière, une hausse de « 0,8% à 1% » a été accordée, « insuffisante » au regard de « l’inflation de 1,8% au moment » des négociations, alors qu' »on nous demande de plus en plus de productivité », a expliqué M. Gathier. Depuis que le groupe Kingfisher a repris Castorama en 2011, « nos salaires n’ont cessé d’être dévalorisés », soulignent les deux syndicats dans un communiqué.

A l’appel des deux syndicats, début janvier, des salariés et représentants syndicaux avaient occupé le magasin Castorama d’Englos (Nord) pour réclamer une augmentation de 100 euros net. Une nouvelle journée de mobilisation pour les salaires a eu lieu début février, après l’annonce entretemps par la direction du versement d’une prime Macron – « nous, on dit plutôt une prime +gilets jaunes+ », a observé M. Heuzenot – de 300 euros aux 20.000 salariés.

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