Urgences: Buzyn veut « accélérer », met en place des groupes de travail « dès cette semaine »

PARIS, 17 septembre 2019 (AFP) – La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a fait part mardi de sa volonté d' »accélérer » pour sortir de la crise des urgences, avec la mise en place de trois groupes de travail « dès cette semaine » dans le cadre de son plan annoncé la semaine dernière.

« J’ai décidé d’accélérer. Donc je mets en place dès cette semaine trois groupes de travail », a annoncé la ministre sur Europe 1, alors que la grève des urgences, entamée il y a six mois par les personnels paramédicaux, se poursuit avec le renfort des médecins de l’Association des médecins urgentistes de France (Amuf).

Ces groupes de travail plancheront « notamment sur comment dégager des lits d’aval dans les hôpitaux, faut-il recréer des lits ? Où faut-il les recréer ? », a détaillé Mme Buzyn.

Il y aura également « un travail sur les compétences des para-médicaux, des infirmiers, des aides-soignants », dont il faut « valoriser » et « reconnaître » les compétences. « Nous allons travailler sur les nouveaux gestes qu’ils vont pouvoir faire, et les valoriser financièrement », a-t-elle poursuivi.

« Et puis, nous allons travailler aussi sur le service d’accès aux soins » ou SAS, visant à réguler les appels aux secours en ligne ou par téléphone 24 heures sur 24, la grande nouveauté du plan présenté par Mme Buzyn le 9 septembre.

La ministre avait alors promis de consacrer « plus de 750 millions d’euros » entre 2019 et 2022 à la « refondation des services d’urgences », et présenté 12 mesures parmi lesquelles le développement de prises en charges par les kinésithérapeutes ou pharmaciens, ou encore la vidéo-assistance dans les Ehpad, mais sans ouverture de lits supplémentaires.

Ces annonces n’ont pas apaisé la colère du collectif Inter-Urgences, à l’origine du mouvement de grève, qui a voté le 10 septembre sa poursuite.

Interrogée sur un éventuel procès en incompétence qui lui serait fait, Mme Buzyn a rétorqué: « on ne me la fait pas, on ne peut pas me raconter n’importe quoi. Quand les syndicats viennent me décrire la situation, ils savent très bien qu’il y a des choses qu’ils ne peuvent plus me dire ».

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