Urgences: la moitié des services parisiens sont « sortis de la grève » (AP-HP

PARIS, 23 octobre 2019 (AFP) – Douze des 25 services d’urgences de la capitale sont « officiellement sortis de la grève », a indiqué mercredi l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), alors que le mouvement continue de s’étendre au plan national selon ses organisateurs.

Epicentre de la crise qui secoue les urgences françaises depuis 7 mois, les hôpitaux parisiens s’en désengagent progressivement: « des protocoles d’accord de fin de grève ont été signés » dans la moitié des structures d’accueil générale ou pédiatrique, selon le compte rendu du conseil de surveillance de l’AP-HP qui s’est tenu la semaine dernière.

« Ces accords déclinent les engagements pris (…) pour remédier aux difficultés rencontrées par les services », notamment la création de « 230 équivalents temps plein pour le personnel infirmier et aide-soignant », précise l’institution.

Contactée par l’AFP, l’AP-HP affirme qu' »une centaine de recrutements ont déjà été effectués » et que d’autres « fiches de postes (ont été) publiées ou (sont) en cours de finalisation ».

Les signataires bénéficient en outre d’une « indemnité pour travaux dangereux, dont le montant a été revalorisé à 56 euros net pour 20 jours travaillés ».

Une somme qui s’ajoute à la prime de risque mensuelle de 100 euros net versée depuis juillet aux personnels des urgences publiques, principale concession d’Agnès Buzyn aux grévistes jusqu’à présent.

Par ailleurs, un premier contrat « zéro brancard » sera signé « d’ici quelques semaines » entre l’agence régionale de santé (ARS) d’Ile-de-France et l’hôpital Bicêtre (Val-de-Marne), qui ouvrira pour l’occasion « une unité gériatrique aiguë de 22 lits ».

Preuve que « si des ouvertures de lits sont pertinentes pour fluidifier l’aval des urgences, elles pourront être envisagées », selon le directeur de l’ARS francilienne, Aurélien Rousseau, cité dans le compte-rendu de l’AP-HP.

Ce désamorçage local n’empêche pas le conflit d’atteindre un niveau inédit, avec 269 services en grève mercredi selon le collectif Inter-Urgences, qui en est à l’origine.

Cette association, ainsi que les syndicats hospitaliers et un autre « collectif inter-hôpitaux » créé par des médecins chefs de service, ont appelé à une « grande manifestation » à Paris le 14 novembre « pour obtenir un plan d’urgence pour l’hôpital public ».

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