Vieillissement: la Mutualité veut peser sur la future réforme

MONTPELLIER, 13 juin 2018 (AFP) – La Mutualité française va « s’atteler à la question du vieillissement », a indiqué mercredi son président Thierry Beaudet, qui entend « être acteur dans la concertation » ouverte par le gouvernement et affirme que les mutuelles sont « légitimes » sur ce sujet.

« Je souhaite que l’année qui s’ouvrira à partir de l’automne soit pour l’essentiel une année sur l’allongement de la vie, le vieillissement et la dépendance », a-t-il déclaré dans un entretien à l’AFP.

La Mutualité entend ainsi s’impliquer pleinement dans la vaste concertation lancée par la ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn.

« On va vraiment essayer d’être acteur dans la concertation qu’a ouvert la ministre comme on l’a été dans le reste à charge zéro », explique M. Beaudet. Cette autre réforme, qui concerne au premier chef les mutuelles, doit aboutir au remboursement intégral de certaines lunettes, prothèses dentaires et audioprothèses à partir de 2020.

Sur le thème du vieillissement, le président de la Mutualité souhaite que son 42e congrès, qui se tient de mercredi à vendredi à Montpellier, « marque un point de départ », car les mutualistes sont « légitimes pour s’y atteler ».

Il en veut pour preuve que « 70% des plus de 65 ans sont protégés pour leur santé par une mutuelle et (que) ce pourcentage croît avec l’âge ». Mais aussi que « plus de 3 millions de Français ont une assurance spécifiquement pour le risque dépendance dans les mutuelles ».

« L’Etat ne peut pas tout, il a besoin des autres acteurs », souligne M. Beaudet, qui suit la même logique « sur la question des déserts médicaux (où) tout ne peut pas se décréter depuis Paris ».

Dans ce domaine, « on va montrer ce qu’on fait déjà et on va dire +on veut faire plus+ », ajoute-t-il. Cette volonté se traduira notamment par la signature, durant le congrès, d’un accord de partenariat avec l’Association des maires de France (AMF).

gbh/cel/kp/spi