Vivarte: décision le 27 avril sur la demande d’expertise des comptes du groupe

PARIS, 23 mars 2017 (AFP) – La justice rendra sa décision le 27 avril concernant une demande de la CGT d’expertise de gestion des comptes du distributeur textile Vivarte, examinée jeudi au tribunal de grande instance de Paris.

Les syndicats FO, CFTC et CFE-CGC de Vivarte (André, Naf Naf, La Halle…),se sont portés intervenants volontaires à la procédure, de même que le fonds d’investissement Oaktree, entré au capital de Vivarte.

« La décision sera rendue le 27 avril à 14H00 et nous sommes confiants », a déclaré Karim Cheboub (CGT) à l’AFP, à l’issue de l’audience qui s’est tenue en présence de salariés du groupe et de son PDG Patrick Puy.

La fédération CGT du commerce et le syndicat CGT de Vivarte, engagé dans un vaste plan de restructuration, ont assigné fin janvier en référé Vivarte et ses sociétés de tête, Novarte et Novartex.

Ils demandent que soit ordonnée une expertise des comptes du groupe, qui a annoncé en janvier deux nouveaux plans sociaux (PSE) ainsi que la cession d’André, son enseigne historique, et de Naf Naf. Dans leur viseur, les conséquences de la LBO (rachat par endettement) de 2007 et de la restructuration de la dette de 2014.

Les syndicats souhaitent que l’expertise se penche sur « l’impact des charges d’intérêt », mais aussi des distributions de dividendes, sur la trésorerie du groupe et ses capacités d’investissement.

Ils demandaient aussi que l’expert procède à l’examen « du bien-fondé des décisions des dirigeants et actionnaires, notamment des fonds d’investissement entrés au capital de Vivarte en 2014 », les fonds Oaktree, Babson, GLG et Alcentra, « au regard de l’intérêt social » du groupe et de ses filiales. Mais le juge a souligné que cela n’était pas le rôle de l’expert.

Me David Verdier, leur avocat, met en avant le « conflit d’intérêt » des « banquiers actionnaires », qui « privilégient les remontées de dividendes plutôt que les investissements ».

L’expertise, si elle était ordonnée, durerait de six à huit mois, selon le délai évoqué à l’audience.

Le comité de groupe Vivarte et le comité central d’entreprise de La Halle demandent aussi une expertise de gestion, mais via une procédure devant le tribunal de commerce.

Près de 900 postes doivent être supprimés dans le cadre des deux PSE annoncés à la Halle aux chaussures et chez Vivarte Services. Mais les syndicats en craignent davantage et s’inquiètent notamment pour les deux dépôts du groupe.

Le PDG Patrick Puy a évoqué à plusieurs reprises comme hypothèse « l’externalisation de la logistique en 2018, selon M. Cheboub. Les deux dépôts, à Issoudun et Châteauroux, comptent au total environ 600 salariés (CDI et intérimaires).

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