Voile au travail: Gattaz salue la décision de la justice de l’UE

PARIS, 14 mars 2017 (AFP) – Le président du Medef, Pierre Gattaz, a salué mardi les arrêts de la Cour de justice européenne (CJUE) qui estiment que le règlement interne d’une entreprise peut prévoir l’interdiction du port visible de signes religieux ou politiques, comme le foulard islamique, sous certaines conditions.

« Cette décision de justice me paraît aller dans le bon sens », a déclaré le patron des patrons à des journalistes.

« Ces histoires de port de voile, ou d’objets politiques, philosophiques ou religieux, ça doit être traité entre le chef d’entreprise et ses salariés, dans le cadre d’un règlement intérieur », a-t-il jugé.

« Soit ça perturbe le fonctionnement des équipes, des salariés, et en effet le chef d’entreprise doit en tenir compte », a-t-il expliqué, insistant sur la nécessité d’établir un règlement intérieur. « Soit ça ne perturbe pas, c’est accepté par tout le monde, par les clients, par les fournisseurs », auquel cas « on peut l’accepter », a-t-il poursuivi.

La CJUE s’est prononcée sur deux cas, en Belgique et en France, de femmes musulmanes estimant avoir été discriminées au travail, en l’occurence licenciées, en raison de leur port du voile.

In fine, il appartiendra aux plus hauts juges français et belges, qui demandaient son interprétation du droit à la cour basée à Luxembourg, dans deux Etats historiquement attachés aux principes de laïcité et de neutralité, de trancher légalement les litiges.

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