VTC: l’intersyndicale demande à Uber une refonte d’ensemble des tarifs

PARIS, 10 mars 2017 (AFP) – Quatre organisations de chauffeurs de VTC ont adressé au service de réservation Uber une série de revendications tarifaires, dont une baisse de 5 points de sa commission et l’introduction d’un temps d’attente rémunéré, dans un courrier consulté vendredi par l’AFP.

En amont de la première séance de discussion sur les tarifs prévue le 15 mars entre les représentants de Voitures de transport avec chauffeur (VTC) et le leader des plateformes, l’intersyndicale (CFDT, Capa-VTC, Actif-VTC, UDCF) a envoyé jeudi ses « propositions ».

Pour l’offre Uber X (service classique), elle réclame le retour à une commission de 20% (au lieu de 25%) et un minimum de course à 8 euros (contre 6 euros), comme le demandaient ces derniers mois plusieurs organisations.

Les organisations s’accordent également sur un relèvement du prix au kilomètre parcouru (1,43 euros minimum contre 1,05 à Paris), de la minute (0,45 au lieu de 0,3) et une prise en charge de 2,40 euros facturée à partir du moment où le client est assis (contre 1,20 à Paris).

Elles demandent également la mise en place d’une tarification du « temps d’attente client », au taux de 0,75 euro par minute à partir de la deuxième minute de retard.

S’agissant de l’offre Uberpool, qui permet à plusieurs clients dont l’itinéraire est proche de partager la course, les représentants des chauffeurs demandent en outre qu’Uber prenne à sa charge la TVA, une tarification d’1 euro/km, ainsi qu’une commission de 10% pour le premier client, 25% pour le second.

L’intersyndicale souhaite également la suppression de ce service en journée pour le cibler sur la clientèle entre 21H et 5H. Cette mesure vise à contrer un « dévoiement d’Uberpool » par une partie de la clientèle de journée qui obligerait les chauffeurs à ne pas prendre d’autre client en les menaçant de poster un avis négatif, explique une organisation à l’AFP.

Suite à la médiation menée en début d’année par le gouvernement, après des mois de tension, un dialogue s’est engagé depuis le 22 février entre Uber et les organisations de VTC. Il porte également sur les conditions de déconnexion de la plateforme et de soutien aux chauffeurs en difficulté.

Partie prenante, le SCP-VTC/Unsa n’a pas souscrit à cette démarche intersyndicale.

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