Whirlpool Amiens: le gouvernement veut le maintien d’une activité industrielle

PARIS, 26 janvier 2017 (AFP) – Le gouvernement a pour objectif « le maintien d’une activité industrielle » et « le maintien des emplois » sur le site Whirlpool d’Amiens dont le groupe américain a annoncé la fermeture, a dit jeudi le secrétaire d’État à l’Industrie Christophe Sirugue.

M. Sirugue a exprimé son « désaccord complet avec la stratégie de Whirlpool », lors d’une interview sur BFM Business.

« Le gain qu’on estime de l’ordre de 15 euros sur chaque machine obtenu par transfert sur la Pologne » aurait pu être réalisé « par des gains de productivité » dans l’usine, a-t-il affirmé.

L’État a demandé aux dirigeants du groupe d’électroménager « qu’ils participent de l’ambition qui est celle du gouvernement, de permettre le maintien d’une activité industrielle sur ce site et le maintien des emplois », a dit M. Sirugue.

Whirlpool doit jouer « un rôle important, y compris en termes d’accompagnement financier », a souligné le secrétaire d’État, appelant à « utiliser à plein la période qui nous sépare de mi-2018 », date prévue de la fermeture.

Quant aux possibilités de trouver un repreneur, il a indiqué être « en discussion pour l’instant ». « Nous avons mobilisé l’ensemble des acteurs, Business France, l’ensemble de celles et ceux qui participent à ce dossier ».

Dans le dossier du groupe de distribution Vivarte, M. Sirugue a assuré que la « vigilance » du gouvernement « est maximum ».

Il a prôné une « exigence de transparence par rapport à l’argent public qui a été touché dans le cadre des différentes aides » et « un contrôle extrêmement vigilant des procédures et des éléments de montage » si un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) est déposé.

M. Sirugue s’est interrogé sur « la stratégie » suivie par la direction. « Est-ce que c’est simplement la vente, et donc finalement ils récupèrent du cash (…) Si c’est simplement ça, je considère que c’est totalement scandaleux », a-t-il lancé.

Interrogé sur la reprise du chantier naval STX France par l’italien Fincantieri, M. Sirugue a expliqué être « en cours de construction de ce que pourrait être le montage d’actionnariat au bout du compte ».

« Les signatures pourraient être aux alentours de mi-mars et la clôture de l’ensemble du dispositif aux alentours de fin avril probablement », a-t-il indiqué.

Les chantiers STX de Saint-Nazaire sont la filiale florissante du groupe sud-coréen STX Offshore and Shipbuilding, qui accumule pour sa part les difficultés financières.

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