Afpa : Yves Barou s’en va, les problèmes demeurent

C’est ce qui s’appelle jeter un pavé dans la mare. Le président du premier organisme de formation, Yves Barou (Photo), claque la porte, à la veille de négociations cruciales entre les partenaires sociaux sur la formation et l’apprentissage. Et cela alors que l’établissement public récemment créé en lieu et place de l’association quadripartite n’a pas encore signé son premier contrat d’objectif avec l’État. Pire, il se démène encore dans des difficultés financières inextricables.

 

La démission d’Yves Barou, attribuée à des « désaccords stratégiques », tient aussi aux atermoiements des pouvoirs publics, pas tout à fait résolus à apporter à l’entreprise le soutien espéré par sa gouvernance.  « Nul ne doute que ce départ est précipité par la volonté du gouvernement qui ne cesse de tergiverser sur la politique à s’engager », estime la CGT. Le syndicat croit savoir que c’est le signe annonciateur de « suppressions massives d’emplois et de fermetures de centres, partout en France ».

 

La CGT propose de « construire un réseau de service public » en associant l’Afpa, le Conservatoire national des arts et métiers, les Greta, et les centres de rééducation professionnelle (CRP). Les autres confédérations n’ont pas encore réagi.