Alerte : FO voit venir un cataclysme dans le secteur bancaire

Plusieurs syndicats FO du secteur bancaire alertent la Fédération bancaire française (FBF), organisation patronale de la branche, ainsi que les candidats à l’élection présidentielle : ils anticipent un carnage sur le front le l’emploi, si rien n’est fait.

Annoncés en rafale, les projets de fermeture d’agences bancaires sont presque banalisés. BNP Paribas va en condamner 200, tout comme LCL. La Société Générale et BPCE prévoient de se délester du double, chacune. Et ce n’est peut-être pas fini, les regards se tournent vers le Crédit Agricole et le Crédit Mutuel.  Les pertes d’emplois déjà comptabilisées donnent le vertige : 4 000 chez BPCE, un millier au sein de BNP Paribas comme à la Société Générale, contre un peu plus de 500 pour LCL.

 

Le coupable est tout trouvé : le numérique et l’appétence des clients pour l’e-banking. FO préfère se fier aux études qui disent que « les premiers critères de choix de sa banque sont bien souvent la proximité, ainsi que le fait d’avoir un conseiller dédié ». Les syndicats FO de la banque pensent que la profession est « certainement à la veille d’une catastrophe sociale sans précédent qui aura un impact fortement négatif sur l’économie locale ».

 

Sans nier ni vouloir freiner la montée du numérique, ces lanceurs d’alerte proposent d’utiliser « les milliards d’euros de bénéfices des banques et les milliards d’euros d’aides du CICE et du pacte de responsabilité » pour aider au maintien d’emplois dans les campagnes ;  recréer des mesures de départs anticipés de type préretraites, afin d’accompagner la montée en puissance du numérique et du digital ;  encourager des dispositifs de baisse du temps de travail aidé type De Robien ;  compenser les départs en retraite aujourd’hui non remplacés ; envisager des mesures d’aides financières aux salariés de mobilité géographique et fonctionnelle et formations spécifiques pouvant mener à des reconversions.