Amiante : l’état employeur va redoubler de vigilance

Loin d’être exemplaire en la matière, la Fonction publique vient de prendre des mesures énergiques pour protéger ses agents du risque lié à l’amiante.

Moins d’un quart des salariés exposés à l’amiante bénéficient d’une protection collective contre l’amiante, et moins de la moitié disposent d’un bouclier individuel. Avec de tels ratios de sécurité, n’importe quelle entreprise privée se serait attiré les foudres de l’inspection du travail. Sauf que c’est l’État employeur qui manque ainsi aux principes de précaution. Des dispositions réglementaires sont en vigueur, mais elles sont négligées par les services.

 

La situation, dénoncée depuis des mois par les syndicats, est jugée suffisamment préoccupante pour que la ministre de la Fonction publique, Marylise Lebranchu exige un sursaut. La DGAFP vient ainsi de rappeler fermement aux dirigeants des administrations (État, territoriale et hospitalière) l’impérieuse nécessité de se conformer aux règles existantes.

 

Primo, les agents qui sont amenés, dans l’exercice de leurs fonctions, à intervenir sur des matériaux contenant de l’amiante doivent faire l’objet d’un suivi médical spécifique, en sus d’une fiche individuelle d’exposition. Les employeurs sont tenus d’élaborer des modes opératoires pour les interventions, afin d’éviter tout risque. Cela inclut le port de protections individuelles, si nécessaire.

 

Au niveau collectif, un diagnostic amiante doit être réalisé , et le document unique d’évaluation des risques doit être élaboré avec minitie. Mieux, il doit être suivi d’actions concrètes, en cas de présence du dangereux matériau.