Apec : les jeunes diplômés rament autant

 63% des jeunes diplômés de niveau Bac + 5 et plus issus de la promotion 2013, étaient en poste dans l’année suivant l’obtention de leur diplôme. Une proportion égale à celle de la promotion 2012, mais inférieure de 7 points à celle de la promotion 2011.

A l’époque, 70% des jeunes avaient un emploi un an après l’obtention de leur diplôme. Par ailleurs, 29% des jeunes issus de cette même promotion 2013 étaient toujours à la recherche d’un premier poste en 2014, en hausse de 3 points en un an. Pour Jean-Marie Marx, DG de l’Association pour l’emploi des cadres (Apec ) « La situation des jeunes diplômés est stable mais elle n’en demeure pas moins préoccupante. Sur un marché limité en opportunités, ils doivent plus que jamais adopter une démarche que l’on peut qualifier de professionnelle, pour décrocher leur premier emploi ».

Débuter leurs recherches avant l’obtention de leur diplôme, identifier leur marché potentiel, cibler leurs candidatures et diffuser des CV adaptés et valorisant leurs premières expériences sont autant d’étapes qu’ils ne doivent négliger, poursuit l’expert.

 La durée moyenne de recherche est la même pour la promotion 2013 que pour celle de 2012. Elle s’établit à 2,3 mois en 2014. La durée médiane est aussi inchangée et s’élève à 2 mois. En outre, la part des jeunes diplômés Bac +5 et plus, ayant obtenu un CDI représente 59%, contre 54% en 2013. Le salaire médian s’établit à 29 400 euros bruts par an, et le salaire moyen à 28 700 euros bruts par an. Plus de 6 jeunes sur 10 ont le statut de cadre, une proportion stable. A noter par ailleurs que 6% des jeunes créent leur entreprise ; pour 6 sur 10 d’entre eux, l’entreprise est toujours en activité.

Pour la promotion 2013, les taux d’emploi sont toujours plus favorables aux disciplines à contenu professionnel , , telles que le commercial, l’informatique, les sciences de l’ingénieur. A l’opposé les disciplines fondamentales comme la chimie et la physique restent là la traîne.

Globalement, les jeunes diplômés des écoles de commerce et d’ingénieurs sont toujours mieux lotis que ceux issus de l’université. Mais la situation peut s’inverser pour certaines disciplines. C’est le cas des ingénieurs en sciences fondamentales -physique, chimie, biologie- issus d’une école liée à une université pour lesquels la proportion de CDI est plus importante.