Apprécié par ceux qui le pratiquent, le travail en temps partagé reste méconnu

Plus de 430 000 personnes travaillent en temps partagé, c’est-à-dire simultanément pour plusieurs entreprises, d’après l’estimation David Bibard, fondateur d’un portail en ligné dédié à cette formule. La plupart des intéressés y viennent parce qu’ils éprouvent des difficultés à dénicher un job full time. Parfois aussi ils font ce choix dans le but de diversifier leur expérience. 

 

Du côté des employeurs, PME et associations, le temps partagé répond au besoin de souplesse : elles n’ont souvent pas les moyens ni le besoin de s’offrir un professionnel à temps plein. Quelques heures de prestation par semaine leur suffirait. Le salarié à temps partiel peut ainsi additionner plusieurs emplois à temps partiel en s’organisant pour coordonner son activité.

 

La pratique, courante dans le monde agricole où la main d’œuvre est souvent partagée entre plusieurs exploitations, reste méconnue dans les autres secteurs d’activité. Elle s’applique pourtant à presque  tous les métiers, de la R &D à la comptabilité.

 

La Fédération nationale des associations du travail en temps partagé  (FNATTP)   qui revendique 1150 adhérents, tente de capter l’intérêt des branches professionnelles, avec un succès relatif, jusqu’ici.  L’état du marché du travail aurait dû accélérer fortement l’adoption de la formule.  Il le stimule modérément.