Apprentissage : nouvelles mesures gouvernementales, nouvelles critiques syndicales

Dès la rentrée prochaine, les entreprises de moins de 11 salariés pourront embaucher des apprentis mineurs sans que cela leur coûte le moindre euro, la rémunération étant prise en charge par l’État. Cette aide devrait concerner 70 000 jeunes, sans rien changer au montant empoché par les intéressés : 25 % à 53 % du smic, soit 364 à 772 € mensuels.

 

La mesure annoncée par le chef de l’Etat, François Hollande, et précisée par le ministre du Travail, François Rebsamen, répond à une demande président du Medef, Pierre Gattaz. celui-ci avait réclamé une relance urgente de cette filière de formation.

 

La célérité de la réponse gouvernementale n’est pas du goût de tous. Le SNUEP-FSU raille « la promotion de l’apprentissage à tous crins ». Avant de souligner que « des sommes faramineuses ont déjà été octroyées aux entreprises pour favoriser l’embauche d’apprentis au prétexte de la lutte contre le chômage. Ces mesures, onéreuses pour le contribuable, n’ont fait l’objet d’aucun bilan et semblent peu probantes puisque le taux de chômage des 15-24 ans n’a cessé d’augmenter depuis 3 ans ».

 

Le syndicat observe que François Hollande « ne tarde pas à répondre aux exigences du Medef, mais il apparaît bien plus réticent à tenir ses propres engagements de revalorisation des lycées professionnels annoncés lors de sa conférence de presse de février ».