Apprentissage : un réquisitoire contre le Medef, en forme de pétition

Dans la région Centre-Val de Loire, une pétition en forme de réquisitoire circule contre la posture autoritaire du Medef dans la négociation sur la réforme de l’apprentissage.

Le président de la région Centre-Val de Loire, François Bonneau (photo), et la vice-présidente déléguée à l’Éducation et l’apprentissage Cathy Münsch-Masset, font signer un texte intitulé « En région Centre-Val de Loire, les apprentis ne sont pas une marchandise ! ».  Tout en vantant les vertus de l’apprentissage, la pétition critique la position du Medef dans la négociation en cours. L’organisation patronale est soupçonnée de vouloir capter les moyens de formation au profit des grandes entreprises. « Alors que le gouvernement souhaite réformer cette voie d’excellence, le Medef entend être demain le seul et unique pilote de l’apprentissage partout en France. L’artisanat est  la première entreprise de France ». C’est aussi la  première entreprise de notre région Il deviendrait demain, la première victime de cette réforme ! Des secteurs entiers tels que les métiers de bouche, ceux du bâtiment, les métiers rares (horlogerie, maroquinerie, joaillerie…) ou encore ceux de l’agriculture n’auraient plus les moyens de former des jeunes », poursuit le document.

 

Le spectre d’une possible fermeture des centres de formation d’apprentis du territoire est agité : « Cette réforme viderait, demain, des territoires entiers de toute offre de formation dans la proximité. Ainsi, les CFA interprofessionnels partout dans les 6 départements de la région, les CFA agricoles ou bien encore un grand nombre de Maisons Familiales Rurales seraient amenés à fermer privant nos jeunes de pouvoir se former dans la proximité. Il en serait de même pour toutes les formations en apprentissages dispensées dans nos lycées professionnels ». « Les CFA des métiers des métropoles d’Orléans et Tours ou bien encore celui de Chartres c’est-à-dire ceux qui forment aux métiers des TPE et PME de notre région n’auraient plus les moyens financiers d’accueillir dans de bonnes conditions leurs apprentis. À Blois, c’est le projet de reconstruction du nouveau CFA qui serait directement menacé ».

 

Le citoyen est invité à adopter la conclusion de cette charge : « nous ne pouvons accepter que l’avenir de nos jeunes soit demain le fruit d’une marchandisation par le Medef. Nous refusons que demain la seule loi qui régisse l’apprentissage soit celle du marché ».