Renault : après la prise de position de Bercy, les syndicats sortent de leur réserve

Prudents depuis le début de l’affaire Ghosn, à l’exception de SUD, les syndicats de Renault sortent de leur réserve. FO souhaite la fin de « l’apnée sociale », la CFE-CGC attend un « plan de succession solide ».

Pour Mariette RIH, déléguée syndicale centrale FO, il est temps de reprendre le cours normal de la vie sociale. Le syndicat affirme être fréquemment interrogé ces dernières semaines par des salariés inquiets pour l’avenir. À Flins (78) où l’on fabrique des modèles Micra de Nissan, bon nombre de collaborateurs se posent des questions sur l’avenir de l’alliance.

 

De son côté, la CFE-CGC réclame « la mise en œuvre d’un plan de succession solide ». Son représentant estime dépassée l’étape de « l’empêchement momentané », d’autant plus que le partenaire japonais récuse le PDG officiellement toujours en poste.

 

« Il nous paraît nécessaire et urgent de nommer un président et un directeur général, voie un P-DG, afin que les intérêts de toutes les parties prenantes dont principalement les salariés soient préservés et développés au sein de notre Groupe » conclut la CFE-CGC. 

 

Le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire,  a annoncé que le gouvernement a lancé le processus de remplacement du PDG de Renault. Carlos Ghosn est détenu au Japon depuis le 19 novembre.