Après la QVT, les salariés veulent la QVTT, qualité de vie en télétravail

Kandu, la startup spécialisée dans l’amélioration du confort des espaces intérieurs, créée par Saint-Gobain, publie une étude sur l’impact de la pandémie sur l’organisation du travail. Il en ressort que les salariés, largement favorables au télétravail, souhaitent continuer à oeuvrer à distance régulièrement ou occasionnellement quand tout reviendra à la normale. Le problème, c’est que les logements des intéressés ne se prêtaient pas forcément à cette pratique.

L’étude de Kandu est formelle : près d’un salarié sur deux (47,9 %) déclare que son bureau à domicile n’est pas du tout (18,9 %) ou pas vraiment (27 %) confortable. Il sont 62,2 % à estimer que leur chaise de bureau n’est pas du tout (40,5 %) ou pas vraiment (21,6 %) adaptée au télétravail. Le confort est ainsi considéré comme « bien meilleur au bureau », les espaces dédiés au télétravail ne réussissant pas toujours à « s’adapter au rythme de la famille ».

Les employeurs ne semblent pas avoir pris la mesure de ce problème. L’étude montre qu’à peine une entreprise sur deux (54,1 %) a mis en place des indicateurs pour suivre le bien-être des collaborateurs en télétravail. Les trois premiers critères concernent le vécu et le ressenti des salariés, le suivi des missions et la gestion du temps, et la mise en place et le bon fonctionnement des outils de télétravail, suivis à égalité par 35,1 % de ces entreprises. Le confort physique et l’aménagement du bureau à la maison n’arrivent qu’à la quatrième place des facteurs suivisa, avec 29,7 % des réponses.

Le développement du télétravail pose ainsi la question de l’amélioration de la QVTT (qualité de vie en télétravail). Des négociations d’un genre nouveau devraient émerger entre employeurs et employés. Il s’agira de définir comment l’entreprise va accompagner les salariés, notamment financièrement, dans l’aménagement de leurs espaces pour assurer leur confort et leur bien-être en télétravail. Certaines d’entre elles parlent déjà de « subventions à décider » ou de « participation financière à l’équipement », conclut l’étude de Kandu.

L’étude Kandu a été réalisée sur la base de 25 entretiens téléphoniques réalisés entre le 11 mai et le 22 mai 2020 auprès d’entreprises du réseau Kandu, et d’un sondage diffusé en ligne entre le 20 mai et le 4 juin 2020, auquel 75 salariés ont répondu