Areva ouvre des négociations avec les syndicats sur le volet social de son plan de compétitivité

Le groupe nucléaire ouvre des négociations avec les organisations syndicales visant à structurer le dialogue social et la gestion de l’emploi et des compétences en 2015, 2016 et 2017. Intitulé « contrat triennal de transition pour l’investissement humain et la sauvegarde économique du groupe », ce projet s’inscrit dans le cadre du plan de compétitivité dévoilé le 4 mars dernier.

 

« La situation économique du groupe impose d’engager sans attendre des mesures d’économies à hauteur de 1 milliard d’euros à l’horizon 2017 », explique la direction d’Areva. Outre le ralentissement des investissements et l’amélioration de la performance de ses achats, l’entreprise vise une réduction de ses frais de personnel de l’ordre de 15 % en France et de 18 % au total au niveau mondial. Le projet reposera sur plusieurs leviers : emploi, rémunération, organisation de la production et du temps de travail.

 

Areva a déjà annoncé un premier train de mesures relatives à la réduction de ses frais généraux et des dispositifs de rémunération tels que l’intéressement ou les bonus. Dans tous les cas, la direction s’engage à « tout faire pour que tout départ se fasse sur la base du volontariat. ».

 

«Afin de mener un dialogue social approfondi avec les organisations syndicales à tous les échelons de l’entreprise, les concertations se dérouleront au niveau du groupe, des sociétés puis des établissements », est-il indiqué.

 

Cette première étape de négociation devrait se dérouler en mai et en juin. Elle sera suivie par une phase d’information-consultation des instances représentatives concernées. «Areva doit engager sans attendre son plan de compétitivité. Quelles que soient les options qui seront retenues pour décliner la feuille de route stratégique et définir le plan de financement, il est urgent de prendre les mesures indispensables pour adapter les coûts de nos activités à la réalité de leurs marchés. J’ai conscience des efforts qui seront demandés aux salariés. C’est pourquoi je souhaite que toutes les décisions soient prises en étroite concertation avec l’ensemble des personnels et leurs représentants», expose le directeur général, Philippe Knoche.