Arrêts maladie : tricheurs, mais pas trop

La société de conseil RH Securex a confié à l’Ifop le soin d’interroger un panel de salariés sur les motifs de leur absence au travail, pour des raisons autres que les congés et les RTT. Résultat : l’an dernier, quatre actifs sur dix ont eu au moins un arrêt de travail. Le ratio atteint même 50 %, parmi ceux âgés de moins de 35 ans. Sachant que dans un cas sur six, l’indisponibilité dépasse dix jours.

 Interrogé sur l’opportunité de l’interruption, un actif en poste sur cinq reconnaît qu’il aurait pu aller travailler. Le score est nettement plus élevé chez les hommes (27 %), les moins de 35 ans (28 %) et les Franciliens (36 %). L’enquête révèle par ailleurs que 13 % des actifs ont profité d’arrêts maladie pour des raisons autres que thérapeutiques. Ce ratio s’élève à 21 % pour les salariés de PME de 50 à 200 salariés. Les intéressés se font porter pâle par convenance personnelle, ou par réaction à un problème d’écoute et de dialogue avec leur manager, ou une situation conflictuelle avec des collègues.

 

Les absences de collègues sont jugées préjudiciables à l’efficacité. Près des 2/3 du panel estiment que leur fonctionnement a pu être pénalisé, entraînant temporairement une surcharge de travail, des horaires décalés, voire un changement de poste.  Curieusement, le fait d’avoir soi-même été absent une ou plusieurs fois accroît le sentiment de perturbation lorsqu’un membre de l’équipe est indisponible.

 

L’enquête a été menée auprès d’un échantillon de 1 291 personnes, du 3 au 6 avril.