Assises de l’apprentissage : l’économie sociale et solidaire avance ses pions

L’Union des employeurs de l’économie sociale et solidaire (UDES) participera à la consultation sur le développement de l’apprentissage de ce 19 septembre. Elle y portera une trentaine de propositions pour lever les freins et accroître le recours au contrat d’apprentissage dans son secteur

 

Parmi les pistes : autoriser un apprenti à débuter son contrat en cours d’année. Ainsi, il pourra saisir une opportunité d’embauche dans une entreprise lorsque celle-ci se présentera et faire son entrée en centre de formation tout au long de l’année. Octroyer systématiquement, sur les fonds régionaux, une aide à l’obtention du permis pour un apprenti dans les secteurs d’activité où les déplacements avec un véhicule personnel sont une condition requise pour l’obtention de l’emploi concerné Généraliser la mise en place de « task force » territoriales dédiées à l’alternance en assurant la mobilisation de chaque opérateur de l’emploi (missions locales, Pôle Emploi, Cap emploi …).

 Autres recommandations : Introduire un module relatif aux spécificités de la formation par apprentissage et aux pédagogies de l’alternance dans le cursus des enseignants au sein des écoles supérieures du professorat et de l’éducation. Instaurer dans le parcours scolaire des modules sur les modes de fonctionnement de l’entreprise, pour éviter un décalage trop brutal entre le vécu à l’école et la réalité du monde du travail

 L’organisation présidée Alain Cordesse suggère aussi d’augmenter les moyens financiers de l’État et des régions en faveur de l’aide au logement et ceux de l’aide à la mobilité pour les apprentis. Il s’agit de répondre aux besoins spécifiques des jeunes en alternance. Pour le hef de file de l’économie sociale et solidaire, « Le recours au contrat d’apprentissage contribue à renouveler les équipes et à diversifier les canaux de recrutement classiques. La présence des apprentis permet d’organiser la transmission des savoirs et de valoriser ainsi les salariés en seconde partie de carrière. Pour les jeunes, démarrer leur vie active dans l’économie sociale et solidaire, leur permet d’intégrer des formes d’entreprises qui privilégient le service rendu, tout en étant de véritables acteurs économiques».

 Chaque année les entreprises de l’économie sociale et solidaire, soutenues par 40 CFA (Centres de Formation des Apprentis), accueillent 3600 apprentis et 3500 jeunes en contrat de professionnalisation.