Assurance chômage : la CGT seule contre tous

A la différence des autre autres confédérations syndicales,  la CGT confirme qu’elle ne pas signera pas  la nouvelle convention d’assurance chômage, avalisée par  la CFDT, FO, la CFTC, et la CFE-CGC. « Le sauvetage du paritarisme ne peut être le prétexte à la signature d’un texte contre les femmes, les travailleurs précaires et les seniors », insiste-t-elle dans un communiqué.

Le syndicat réitère ses griefs. Ceux-ci concernent en premier lieu le seuil d’ouverture des droits. « Avec la modification du mode de calcul de l’allocation en activité réduite c’est 470 millions d’euros d’économies annuelles qui vont être faites sur le dos des travailleurs précaires, allant jusqu’à des baisses de 200 euros par mois dans certains cas pour des salariés en CDD, en intérim ou à temps partiel, au Smic. 54 000 travailleurs précaires vont voir leurs droits baisser de plus de 10 % », estime la CGT.

 

Autre catégorie défavorisée par le texte, selon elle : les seniors. La borne d’âge de 50 ans à partir de laquelle les droits sont prolongés de 24 à 36 mois actuellement devant être  repoussée par palier. « De 50 à 52 ans, 40 000 chômeurs perdent 12 mois, de 52 à 55 ans 40 000 autres perdent 6 mois », calcule l’organisation qui juge « hypothétique la compensation qui consiste pour l’essentiel à abonder le droit de cette classe d’âge à la formation (+ 500 heures).   

 

Dans les deux cas, ajoute le communiqué, « les femmes seront plus touchées que les hommes, parce qu’elles sont plus concernées par les temps partiels et  parce qu’elles ont plus de mal après 50 ans à retrouver du travail ». Concernant les contrats courts, l’accord prévoit des négociations dans les branches les plus utilisatrices de contrats courts ou CDD d’usage, en vue d’instaurer une sur-cotisation. C’est une duperie, selon la confédération de Montreuil.