Assurance chômage : le projet d’accord prouve la vitalité du paritarisme, dit la CFE-CGC

Pour la CFE-CGC, le succès potentiel de la négociation sur l’assurance chômage est une preuve de la maturité des partenaires sociaux et de la vitalité du paritarisme. Les candidats à la présidentielle doivent en tenir compte.

Le syndicat des cadres trouve le projet d’accord équilibré. Le texte réaffirme la nécessité d’un régime paritaire d’assurance chômage. Il en confirme le caractère assurantiel et répartit l’effort entre tous les acteurs : salariés, demandeurs d’emploi et entreprises. Ces dernières acceptent une augmentation de 0,05 %, de leur contribution. Du côté des demandeurs d’emploi, « le calcul de l’indemnité journalière permet de supprimer des effets d’aubaine favorisant l’acceptation par les salariés dans certains secteurs d’une forme intense de permittence », considère la CFE-CGC. Jusqu’à présent, à salaire horaire équivalent, une personne indemnisée qui alterne courtes périodes de chômage et courtes périodes d’emploi peut empocher un revenu total supérieur à celui d’une personne en CDI à temps plein. Ce ne devrait plus être le cas.

 

Ce projet d’accord corrige aussi le différé spécifique d’indemnisation que la convention de 2014 avait fixé à 180 jours. Elle est limitée à 150 jours dans le nouveau texte et le calcul tient compte d’un différé « raisonnable ».

 

Tout cela témoigne de la vitalité du paritarisme, dit la CFE-CGC, invitant « les candidats à la présidentielle à réfléchir à la juste place qu’ils doivent donner aux partenaires sociaux dans leurs programmes de gouvernance s’ils veulent donner corps à leurs discours de redressement ».