Attractivité de la France : la crise sanitaire appelle une nouvelle stratégie (étude)

La dernière étude de EY sur les investissements étrangers en France, publiée ce 28 mai, est formelle : la crise sanitaire amène les investisseurs internationaux à revoir leurs stratégies d’investissement. La France, pays le plus attractif du monde de puis 2019 joue gros.

 

Avec la crise sanitaire, les investisseurs s’interrogent sur leur stratégie à l’international, sur le choix de l’Europe et de la France. Pas de panique, selon EY qui les a interrogés en avril, la grande majorité des dirigeants maintiennent leurs projets. Ils sont 66 % à envisager une réduction mineure ou substantielle de leurs engagements en 2020 et 15 % songent à un report à 2021. Aucun ne déclarait d’annulation, ni d’augmentation. Les investissements devraient se poursuivre dans certains secteurs, comme la santé, les loisirs en ligne ou le e-commerce, mais l’alerte est donnée sur les sites de production, notamment dans l’aéronautique, l’automobile, les équipements, la chimie et la plasturgie. Toutefois, prévient l’étude, « ce ralentissement doit être surveillé » et les pouvoirs publics doivent prendre des mesures à court et moyen terme pour consolider l’attractivité.

 

L’enjeu est de taille pour La France, première destination européenne des investissements internationaux en 2019 (devant le Royaume-Uni et l’Allemagne), avec 1197 projets annoncés en 2019 (+17 %). Les entreprises étrangères implantées en France emploient 2 millions de personnes, sans parler de l’impact indirect.