Au palmarès européen du stress, la France se situe dans la moyenne

Selon une enquête d’ADP, le stress quotidien est une réalité pour plus un salarié sur deux en Pologne, le pays le plus exposé. Aux Pays-Bas, seul un employé sur trois se trouve dans cette situation. La France reste dans la moyenne avec un taux de 44%

 

Selon une enquête que publie ADP, 44% des salariés de l’Union européenne vivent en permanence avec le stress au travail. Ils se sentent « souvent » ou « très souvent » sous pression. Les niveaux de stress varient amplement d’un pays à l’autre. Les salariés polonais sont les plus exposés. A l’inverse, les employés néerlandais restent les moins tendus. Alors que la proportion de stressés atteint 54% en Pologne et 50% en Allemagne, le ratio est de 44% en France comme en Italie, contre 43% au Royaume-Uni, 41% en Espagne, 35% aux Pays-Bas.

 

Pourtant, seules 5% des personnes interrogées envisagent de quitter leur emploi en raison d’un tension excessive. Même s’ils ne bénéficient pas d’un dispositif d’aide à la gestion et à la prévention des risques psychosociaux. Selon l’enquête, un salarié sur cinq ne peut compter que sur lui-même (30% en France). Pire, 19% pensent que leur employeur n’est même pas conscient du degré de stress subi.

 

Pour Eddy Corcos, directeur de l’activité human capital management d’ADP France, « Un certain niveau de stress est une partie inhérente de nombre de fonctions et cela peut avoir un effet positif de rendre l’activité plus dynamique. Néanmoins un stress excessif et fréquent constitue la plus grande des menaces pour les collaborateurs car il affecte le moral de ces derniers, ainsi que la productivité et l’efficacité».

 

ADP indique par ailleurs que les Européens souhaitent s’éloigner des traditionnels horaires de bureau (9h-17h). Un tiers d’entre eux (36% en France) rêve d’un mélange entre horaires flexibles et horaires fixes, tandis qu’un autre tiers aimerait opter pour une organisation du travail entièrement flexible