Augmentation de salaire : pour la première fois depuis 2011, la barre de 2 % est atteinte

Pour la première fois depuis 2011, les augmentations de salaire, toutes catégories confondues, vont atteindre la barre de 2 % en 2018,  selon une étude que publie l’Observatoire du capital humain de Deloitte. C’est d’autant plus appréciable que l’inflation est restée limitée à 1,03 % à fin décembre, soit un niveau plus faible que le taux de 1,30 % pronostiqué par les experts.  Malgré cela, les entreprises n’ont pas révisé leurs budgets à la baisse. L’Observatoire souligne que la tendance à l’individualisation se renforce.En moyenne, sur les 2 % d’augmentation, 1,54 % relève de la performance individuelle, le collectif comptant seulement pour 0,48 %.

 

Sur un autre plan, Deloitte constate « un écart de 0,2 à 0,3 point dans les pratiques d’augmentation, entre les grandes et petites organisations ». En revanche, la différence se réduit entre les secteurs d’activité. Même si la finance et l’industrie de la santé se montrent un peu plus « dynamiques » que la distribution.

 

Par ailleurs, la tendance à la diversification des avantages se poursuit : 70 % des entreprises prévoient de mettre en avant lors des NAO des éléments autres que l’augmentation de salaire. Sont également envisagés, figurent l’intéressement, la participation, les augmentations de primes ou de la contribution employeur au régime de santé et prévoyance, la réévaluation des tickets restaurant, le Perco, le compte épargne temps, etc.

 

 À fin janvier, près d’une entreprise sur deux (42 %) n’avait pas entamé les négociations annuelles obligatoires (NAO). Envirctures les ont finalisées, et dans quatre cas sur dix, cela s’est terminé par un constat d’échec.