Augmentations salariales pour 2021 : préparez-vous à serrer la ceinture

Une étude du cabinet People Base CBM confirme que les augmentations seront faméliques en 2021. Une entreprise sur cinq s’apprête à geler les rémunérations.

Parmi les 536 sociétés interrogées entre octobre et novembre, 101 prévoient un gel total des augmentations de salaire pour 2021. Soit une entreprise sur cinq. « Du jamais vu dans nos enquêtes. Cce taux était de 0.25 % en 2019 et 2018, 0.5 % en 2017, 0.8 % en 2016, de 5 % en 2015, 6 % en 2014 et de 11 % en 2013 » explique Cyril Brégou, associé.

 

Par ailleurs, 43 % des entreprises interrogées prévoient de verser des augmentations générales. Ce ratio était de 31 % en 2019, contre 33 % en 2018. Cette année fait exception à la tendance observée depuis plusieurs années à savoir, la diminution de la part des augmentations générales au profit des augmentations individuelles. En revanche, le taux moyen envisagé pour ces augmentations générales continue de baisser. Le taux moyen des augmentations générales prévu par les entreprises, lorsqu’elles en versent, est de 0,49 %. Le pourcentage ce chiffre était de 0,94 % en 2019, 1,02 % en 2018, et de 0,7 % , dans les précédentes enquêtes de People Base CBM.

Le taux moyen d’augmentations globales (générales et individuelles) envisagé par les entreprises du panel pour le prochain exercice 2021 est de 1.39 %, selon l’étude. Ce chiffre de 1.39 % (à comparer aux 2.63 % envisagés lors de l’enquête précédente et aux 2.37 % envisagés il y a 2 ans), confirme de manière très nette, les craintes et anticipations négatives de la part des entreprises. Le taux moyen d’augmentations salariales globales envisagé fin 2019 pour l’exercice 2020 était de 2.63 %, mais celui effectivement pratiqué en 2020 a été seulement de 1.81 %. Un décalage entre les prévisions et la réalité qui s’est élevée à 0.82 point. Cet écart » s’explique principalement par les craintes liées à une possible pandémie qui ont affetété́ les entreprises pratiquant leurs augmentations en tout début d’ann e 2020 (mois de janvier ou février) t, par la pandémie elle-même et le confinement, pour les entreprises pratiquant leurs augmentations salariales un peu plus tard, en mars, avril ou mai », précise Cyril Brégou.