Baromètre : engagé dans son travail, le cadre français doit apprendre à déléguer

Pour la première fois, une étude qualitative européenne jauge l’engagement des managers et mesure leur rôle dans l’implication des salariés. Le niveau d’engagement des cadres français est nettement supérieur à la moyenne européenne.

Cette étude qualitative, commandée par Ayming, groupe de conseil en business performance, né du rapprochement d’Alma Consulting Group et de Lowendalmasaï, en partenariat avec Ag2R, est la première jamais réalisée à l’échelle européenne auprès des managers sur leur engagement dans l’entreprise et sur leur rôle dans l’implication des salariés du secteur privé. Elle a été conduite par Kantar TNS dans huit pats pays, auprès de 2 850 managers représentatifs du secteur privé.  On y apprend qu’à l’instar de leurs homologues européens, les managers français sont plus investis dans leur travail que la moyenne des managers européens (75 %).

 

Les managers français heureux dans leur travail sont nettement plus engagés et mobilisés pour l’avenir de leur entreprise que la moyenne des managers européens (75 %, contre une moyenne de 71 % en Europe, les plus investis étant les Italiens avec 83 % et les moins mobilisés les Britanniques, qui ont un score de 35 %). Comme leurs homologues des autres pays, les cadres français se sentent d’autant plus motivés par leur travail que la santé économique de leur entreprise est bonne.  

 

En revanche, dans leur pratique managériale, ils laissent moins d’autonomie à leurs équipes que leurs voisins européens.  Ils impliquent peu leurs collaborateurs dans l’organisation de l’activité quotidienne (79 % vs 81 %) et 78 % d’entre eux recadrent les abus ou écarts de comportement de leurs collaborateurs contre 60 % au niveau européen. Paradoxalement, ils placent en tête de leurs priorités le développement de l’engagement et de la motivation de leurs équipes, loin devant la gestion de la productivité, première priorité de leur direction, à égalité avec la réduction des coûts.

 

Hervé Amar, président d’Ayming (photo), en conclut : « L’enquête souligne le lien entre niveau d’engagement et bonnes stratégies managériales. Nous recommandons aux entreprises de positionner le développement du potentiel humain comme un enjeu stratégique, qui favorisera tous leurs axes de performance »