Bien-être au travail : les entreprises cherchent avant tout à soigner leur attractivité

Fellowes, spécialiste de l’environnement du poste de travail, a lancé, fin 2014, une étude auprès de plus de 800 responsables des ressources humaines à travers l’Europe, dont plus de 200 en France. Elle conclut à la nécessité de mieux adapter l’environnement de travail.

 

Plus de six entreprises sur dix ont mis en place des initiatives visant à améliorer la santé et le bien-être de leurs salariés, et ces derniers le reconnaissent: ils sont 60 % à déclarer qu’il existe bien une stratégie de santé et bien-être est mise en œuvre dans leur structure, ce chiffre monte même à 65 % dans les sociétés dont l’effectif dépasse 250 personnes. Les principaux points pris en compte sont l’évaluation des risques, l’adéquation au poste et l’environnement de travail (espaces détentes, environnement de travail ergonomique, etc.

 

En dehors des obligations légales, l’attractivité reste le principal moteur de ces politiques de bien-être au travail. Sept employeurs sur dix citent en tête de leurs motivations la volonté de rendre l’entreprise plus attirante. L’étude souligne que la recherche d’une meilleure performance est moins fréquemment invoquée.

 

Pour autant, les salariés ne nagent pas dans le confort. Selon l’étude de Fellowes, « Après l’anxiété et le stress, il apparaît que l’ergonomie des équipements et de l’environnement de travail sont au cœur des préoccupations des employés ». Au nombre de leurs griefs figurent l’exiguïté des locaux et les équipements bureautiques inadaptés. Résultat : fatigue oculaire, douleurs, fréquents maux de tête. Et dans 92 % des situations, les intéressés bricolent pour remédier à ces problèmes d’ergonomie. Seule une entreprise sur quatre conduit régulièrement des audits du poste de travail. Et dans 50 % des cas, c’est à la demande des collaborateurs.