Brexit : Les jeunes diplômés moins attirés par un début de carrière au Royaume-Uni

Edhec Business School publie ce 28 mars les résultats d’une enquête menée auprès de sortants des programmes master in financial economics et master in business management. Des jeunes diplômés généralement enclins à tenter une première expérience professionnelle à la City. On y apprend que le Royaume-Uni reste une terre de prédilection pour les candidats à l’expatriation, mais l’appétence est moins forte.

 

 Plus de 92 % des étudiants interrogés ont indiqué qu’ils souhaitaient travailler en Europe.  Le Royaume-Uni ressort toujours, après la France, comme la première destination de travail la plus prisée après l’obtention du diplôme, comme cela était le cas avant le référendum. Les trois principaux domaines qui intéressent nos futurs diplômés sont, par ordre de popularité : la Finance (55 %), le Conseil (41 %) et la Technologie (27 %)

 

Néanmoins, l’étude note « une baisse d’intérêt due aux incertitudes soulevées par le Brexit ».Un nombre significatif d’étudiants déclarent qu’ils sont moins motivés pour rechercher et accepter un poste au Royaume-Uni , depuis le référendum.  Presque la moitié des répondants (49 %) sont maintenant moins enclins qu’avant le référendum à rechercher ou accepter un poste au Royaume-Uni. Plus de la moitié d’entre eux (54 %) pensent qu’il leur sera plus difficile de trouver un poste au Royaume-Uni en raison des conséquences du Brexit. Et 38 % des répondants ont indiqué qu’ils étaient moins susceptibles de rechercher ou accepter un emploi au Royaume-Uni à cause de la baisse de la livre sterling.

 

Plusieurs facteurs semblent contribuer à ce moindre enthousiasme :  primo, une confiance plus limitée dans leur capacité à sécuriser ces premiers emplois. Secundo, des réserves concernant leur réussite professionnelle à diplôme.  Tertio, un contexte financier moins favorable , compte tenu de la dépréciation de la livre sterling.

 

Dans un contexte de pénurie de talents au niveau mondial, l’Europe continentale et la France en particulier pourront bénéficier de la situation en élaborant de nouvelles stratégies d’attraction et de fidélisation des talents.