Bristol-Myers Squibb saborde son entité européenne

Bristol-Myers Squibb (BMS) supprime l’intégralité de ses équipes européennes, soit 195 postes. Les emplois touchés ne concernent que de cadres de top niveau, experts, et profils rares, souvent internationaux. C’est le onzième plan social du groupe pharmaceutique en six ans. « La décision a été radicale, brutale et sans appel Ce nouveau PSE s’ajoute à la cession soudaine et immédiate des activités diabète avec 89 salariés transférés chez Astra Zeneca en mars dernier. Au total ce sont 697 personnes qui ont quitté l’entreprise en six ans », regrette Alain Maspataud, secrétaire (Unsa) du comité d’entreprise.

Certains des intéressés sont mutés aux Etats Unis, repositionnés en Angleterre ou ailleurs, dans des fonctions similaires ou presque. « Étrangement, il s’agit toujours de pays où le droit du travail ne défend pas les salariés comme en France », poursuit le syndicaliste. Pour lui, ce plan est un double gâchis : « nous perdons des « cerveaux », et des richesses, car l’entreprise marchait bien ».