Carrefour : la CGT livre les détails du nouveau plan social

La fédération commerce services de la CGT donne le détail des suppressions d’emploi envisagées par le groupe Carrefour dans ses hypermarchés.  Les coupes concernent une grande variété de métiers et fonctions.   Précisément, 289 postes disparaîtront du fait de fermeture des bijouteries dont l’enseigne se débarrasse. Quelque 205 emplois seront sucrés dans ce qu’on appelle dans le jargon maison « services flux argent », autrement dit les services financiers. S’Y ajoutent 105 jobs dans les stations-service dont l’automatisation sera poussée .

 

Les cadres ne sont pas épargnés, 521 d’entre eux perdront leur situation.  Même les services RH paieront leur tribut à la nouvelle restructuration, le centre de services partagés paie sera amputé de 55 emplois. Pour couronner le tout, les effectifs de l’électronager -photo-cinéma et son (alias EPCS) seront réduits de 54 unités dans un premier temps. Ces activités seront de plus en plus menées en partenariat avec Darty-Fnac  qui implante des corners à l’intérieur des hypers Carrefour.

 

La CGT n’a pas de mots assez durs pour condamner cette restructuration, la deuxième après le tsunami qui a emporté près de 2000 postes du siège, 1400 autres dans la distribution de proximité, des centaines dans les services administratifs (sans compter les transfuges concernés par la location-gérance). Pour le syndicat, c’est de « boucherie sociale dans un groupe qui a dégagé plus de 770 M€ de profits, versé plus de 350 M€ de dividendes à une poignée d’actionnaires, tout en ponctionnant l’État de près de 2Mds € ces cinq dernières années au titre du CICE  et des diverses exonérations de cotisations patronales ».