Carrière : pour bosser heureux, ils veulent rester planqués

L’enquête The workforce view in Europe 2017 d’ADP, spécialiste des services RH,  souligne une évolution paradoxale des parcours professionnels : un nombre non négligeable de salariés ne souhaitent pas gravir les échelons. Ils veulent s’éviter stress et surcharge de travail.

Pour vivre heureux, restons à l’abri ? Environ   7 % des salariés européens ne souhaitent pas progresser davantage dans leur carrière. Dans cette course de lenteur, les employés français se situent dans la moyenne. Leurs homologues allemands et britanniques sont proportionnellement plus nombreux à adopter la stratégie des plaqués. Ils 13 % dans ce cas. Selon ADP, ce ratio pourrait être lié à une dose de stress éprouvée par les collaborateurs sur leur lieu de travail, par exemple s’ils souhaitent éviter les heures supplémentaires ou des demandes de travail en plus.

 

L’enquête montre que 17 % des Français éprouvent tous les jours du stress au travail. La proportion atteint 20 % chez les Allemands qui figurent aussi parmi les moins désireux de progresser dans leur carrière.  L’étude en déduit que les DRH doivent donner aux intéressés des possibilités de formation, tout en améliorant les conditions de travail. Pour Carlos Fontelas de Carvalho, président d’ADP France,  » les employeurs doivent être sûrs que tous les salariés sont traités équitablement et qu’ils reçoivent le soutien et la reconnaissance qu’ils méritent ».