Cette fois, c’est la rupture entre Yves Barou et les syndicats de l’Afpa

D’une même voix, les représentants organisations CGT, FO , SUD , CFE-CGC , et FTC sont  intervenus lors de la séance du Conseil d’Administration du 4 décembre, afin de signifier leur refus du serrage de vis prévu par la direction.

 

L’actuelle gouvernance présente un  acte 2  du plan de Refondation qui préfigure un nouveau serrage de vis pour les salariés. Elle anticipe la réforme territoriale de l’AFPA en 13 grandes régions dès le 1° janvier 2015. « Cet  acte 2  ressemble plus à un acte de renoncement face au désengagement de l’Etat, ayant pour but une nouvelle réduction drastique de la voilure, et impactant encore les effectifs et les conditions d’exercice de tous les métiers. », estiment les syndicats.

 

Le matin même, une centaine d’élus envahissait l’emblématique siège « T9 » de l’association situé à Montreuil, (93)  pour dénoncer les choix économiques faits par la direction, par exemple le coût de ces locaux (19 M€) bien supérieur à la dernière revendication salariale refusée (15 M€) après 2 ans de gel des salaires.

 

Depuis le transfert des compétences en matière de formation professionnelle de l’Etat aux régions, elle se trouve soumise aux appels d’offres des conseils régionaux avec pour conséquences une baisse des financements publics et la diminution du nombre de demandeurs d’emplois accédant à la formation. Elle est confrontée à une succession de réorganisations, qui la mettent aujourd’hui en péril suite à la réduction des moyens qui lui sont nécessaires pour assurer ses missions d’utilité sociale et de service au public.

De plus, amputée de ses services d’orientation en 2010, avec le transfert à Pôle Emploi de plus de 900 de ses salariés, l’AFPA connait depuis des difficultés de remplissage de ses stages.

 

Alors que le nombre de privés d’emplois augmente de 1000 chaque jour, les 8000 salariés de l’AFPA (12000 en 2003) revendiquent les moyens leur permettant de remplir leurs missions d’insertion et de qualification, missions dont la Nation a plus que jamais besoin.