Charge mentale : cadres au bord de la rupture

IFOP et Mooncard publient ce 13 novembre une étude sur les cadres et la charge mentale. Les conclusions sont effrayantes.

 Le boulot s’immisce partout dans notre vie privée. 95% des cadres pensent à leur travail le soir à la maison (60% « souvent »), 94% le week-end, 62% en faisant du sport, et même 20% en faisant l’amour.

 

A l’origine de cette quasi obsession, ce que l’étude appelle le « syndrome du vase qui déborde ».  Les encadrants sont 81% à partager le sentiment d’avoir « globalement plus de choses à faire qu’avant ». En outre, 74% d’entre eux croulent sous les messages électroniques, 77% ne savent plus où donner de la tête, à force d’avoir  « trop de tâches à gérer en même temps ». Au hit-parade des  actes quotidiens les plus pénibles figurent la gestion des mails , les réunions, excessivement fréquentes et la gestion des notes de frais (41%).

 

Et cela ne va pas sans conséquence pour la vie personnelle, familiale et conjugale , voire sanitaire. Ceux qui pensent très souvent au travail en rentrant chez eux sont 75% à éprouver « souvent » des problèmes de sommeil, 57% à connaître des tensions dans leur couple du fait de leur travail tandis que 73% « souvent » des difficultés à concilier vie pro et vie perso. et le sujet concerne presque autant les hommes (58%) que les femmes (64%).

 

L’enquête a été menée en ligne du 16 au 22 juillet 2019 auprès d’un échantillon de 1003 cadres travaillant dans des structures de 10 salariés et plus, représentatif de la population cadre française âgée de 18 ans et plus.