Chômage des jeunes : une légère amélioration, mais la galère persiste pour les non-diplômés

Après trois ans de vie active, le taux de chômage des jeunes sortis du système scolaire en 2013 s’établit à 20 %, tous niveaux confondus. Il baisse de trois points par rapport à celui de la génération 2010, constate une étude du Céreq sur leurs parcours professionnels.

Le Céreq publie les premiers résultats de l’enquête Génération 2013 portant sur le parcours professionnel des jeunes. Elle constate qu’au bout de trois ans de vie active, le taux de chômage des débutants sortis du système scolaire en 2013 s’établit à 20 %, soit une baisse de trois points par rapport à celui de la génération 2010. Mais les experts tempèrent : « Cette amélioration, timide, est partielle. Elle ne concerne pas tous les niveaux de formation et va de pair avec des statuts d’emploi plus précaires ».

 

Les non-diplômés, durement frappés la crise de 2008, restent confrontés à un chômage massif. Un sur deux reste le carreau ou soumis à une forte précarité. L’inactivité, traditionnellement élevée parmi les filles de cette catégorie, a encore progressé : trois ans après leur sortie du système éducatif, 17 % d’entre elles n’occupent pas d’emploi, n’en recherchent pas et ne suivent pas une formation, contre 12 % pour celles de la génération 2010.

 

La situation est meilleure, pour les titulaires d’un diplôme de l’enseignement secondaire. Ils ont bénéficié l’amélioration la plus nette sur le marché. Leur insertion a progressé, grâce aux contrats aidés, dont notamment des emplois d’avenir.

 Sans surprise, les diplômés du supérieur conservent les meilleures conditions d’employabilité. Les trois quarts d’entre eux accèdent à un poste de manière durable et rapide, contre à peine 20 % parmi les non-diplômés. En deçà du bac+5, les sortants d’une licence professionnelle restent les mieux lotis, avec un taux de chômage limité à 9 %.

 

L’enquête a été menée au printemps 2016 auprès d’environ 20 000 jeunes (répondants) issus de tous les niveaux de formation. Ils sont représentatifs des 693 000 jeunes sortis en 2013 du système scolaire.