Chômage : fausse note dans l’entre-deux tours

La situation s’est détériorée au mois de mars, sur le front du chômage. Le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi en catégorie A, c’est-à-dire sans aucune activité, a augmenté de 43 700 par rapport au mois de février, soit une hausse de 1,3 %.

 

Selon le ministère du Travail, cette poussée s’explique essentiellement par le basculement dans cette catégorie de personnes déjà inscrites à Pôle emploi mais qui exerçaient précédemment une activité réduite au. Ce serait  le contrecoup des mouvements inverses observés ces derniers mois.

 

Au total, le nombre d’inscrits en catégories A, B et C diminue de 11 400 sur un mois, soit -0,2 %. Le chômage de longue durée s’incruste, notamment parmi ceux inscrits depuis un à deux ans (-0,3%). Par ailleurs, la part des CDD dans les embauches reste élevée.

Pour FO qui a promptement réagi, il n’ y a « pas d’inversion de la courbe du chômage. Au total, pour toute la France, DROM incluses et toutes catégories confondues, on recense 6,567 millions de personnes inscrites ». Plus critique, la CGT observe que « dans tous les cas, l’extension de la précarité est toujours là. C’est ainsi que le chiffre de la catégorie B (personnes en activité réduite de 78 heures maximum) baisse inhabituellement de 1,3 % et la catégorie C (personnes ayant exercé une activité réduite de plus de 78 heures) continue d’augmenter de +0,6 % ». La CGT ne voit là qu’une raison supplémentaire de montrer ses muscles à l’occasion du 1er mai.

De son côté, le Medef se désole que le marche de l’emploi évolue en dents de scie :  »  Cela rend d’autant plus urgent des réformes importantes allant dans le sens de la compétitivité des entreprises, de leur agilité, de la simplification et de la confiance des chefs d’entreprises. Les entrepreneurs ont besoin de visibilité et de stabilité », souligne l’organisation patronale.