Chômage : la CGT invite le gouvernement à ne pas suivre les pas de l’Allemagne et du Royaume-Uni

Tout en déplorant la nouvelle poussée du chômage en juillet la confédération de Philippe Martinez  insiste sur la  hausse continue du nombre de précaires.

« On ne peut donc que constater l’augmentation du nombre de travailleurs précaires dans la population des salariés », commente la CGT. L’organisation estime que sur le front de l’emploi, la France pourrait connaître une situation identique à celle de l’Allemagne et du Royaume-Uni.  La baisse du chômage en Allemagne a fait progresser la précarité. Aujourd’hui, 13.8 millions de travailleurs ont des contrats de moins de 20 heures. En Angleterre, les contrats « 0 heure », qui ne garantissent pas le nombre d’heures de travail, font un tabac : leur nombre a été multiplié par 4 en 3 ans ». De son côté, FO juge que  « ces mauvais chiffres confirment l’échec des réformes qui flexibilisent les droits des salariés sans contreparties sur le terrain social. Ils attestent aussi de l’impérieuse nécessité de conserver des contrats aidés de qualité, qui favorisent l’insertion professionnelle dans l’emploi.»

 

Le paysage reste différent dans l’Hexagone, même si le chômage ne baisse toujours pas durablement, poursuivant son mouvement de yoyo. Fin juillet 2017, en métropole, parmi les personnes inscrites à Pôle emploi et tenues de rechercher un job, 3 518 100 sont sans emploi (catégorie A) et 2 103 300 autres exercent une activité réduite (catégories B, C), soit au total 5 621 400 personnes.

 

Au total, en tenant compte de l’Outre-mer, le nombre de demandeurs d’emploi  atteint 3 775 200 pour la catégorie A, en hausse de 1 % sur un mois et de 0,1 % sur un an. Pour les catégories A, B, C, ce nombre s’établit à 5 926 100.