Nouvelle baisse du chômage : le gouvernement s’en félicite, le Medef appelle à amplifier les réformes, FO relativise

Au mois d’octobre, le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi en catégorie A, c’est-à-dire sans aucune activité, a diminué de 11 700 par rapport au mois de septembre, soit une baisse de 0,3 %. Cette deuxième baisse mensuelle consécutive porte à plus de 100 000 la diminution du nombre de demandeurs d’emploi sans activité depuis le début de l’année, soit en moyenne 10 200 demandeurs d’emploi en moins chaque mois. « Il s’agit même de la plus forte baisse annuelle observée depuis mai 2008 », insiste le ministère du Travail, rappelant qu’il y a eu 101 300 demandeurs d’emploi sans activité sen moins, sur les 12 derniers mois, soit un ratio de -2,8 %

 

La baisse est également forte concernant les jeunes. Le nombre d’inscrits en catégorie A a diminué de 7 400 en octobre et de plus de 43 000 en un an (-8,2 %), soit la plus forte baisse annuelle observée depuis décembre 2007. En outre, le nombre de chômeurs de longue durée chute de plus de 20 000 unités en un an.

 

Comme pour anticiper les éventuelles réserves, le ministère souligne que cette tendance est la conséquence de la reprise des embauches, surtout dans le secteur marchand, pour le trimestre consécutif d’après les résultats provisoires publiés début novembre, avec 210 000 créations nettes. Les entrées en formation de demandeurs d’emploi comptent pour beaucoup. Ils se poursuivent au rythme de 78 700 dossiers en octobre, soit +72 % par rapport à octobre 2015.

 

Le Medef s’en félicite, mais estime que « cette baisse doit amener les candidats à l’élection présidentielle à amplifier les baisses de charges qui commencent à produire leurs effets. Mais il faudra aller plus loin, avec persévérance, courage et cohérence car il y a urgence ». Les voies pour y arriver restent les mêmes, pour le mouvement patronal : « baisser les charges et la fiscalité, réformer en profondeur le marché du travail, simplifier l’environnement réglementaire, notamment social, et avancer résolument dans une refonte de notre système éducatif ».

 

FO note néanmoins que les seniors restent à quai. « Avec le recul de l’âge de la retraite, nombreux sont les salariés qui pendant des années sont dans l’obligation de combler» l’absence d’emploi et de pension de retraite par de petits boulots précaires  et par les allocations chômage, assurant bon an mal an un relai entre emploi et prestations de vieillesse », déplore la confédération. Elle note aussi que » toutes catégories confondues, (A, B, C, D, E) le nombre d’inscrits à Pôle emploi en France atteint 6 547 6000 personnes! »