PSA : cinq organisations syndicales signent l’accord Nouvel élan pour la croissance

PSA a signé ce 8 juillet un accord de performance, baptisé  Nouvel élan pour la Croissance, avec 5 organisations syndicales sur 6 : CFE/CGC, CFTC, CFDT, FO et GSEA. Il a pour objectif d’accompagner le déploiement du plan stratégique Push to Pass en tenant compte des intérêts de ses salariés.

Le groupe confirme que la France demeure la base de référence de son ingénierie avec l’engagement que 85 % des activités liées aux innovations technologiques seront réalisés dans l’Hexagone. En revanche, PSA veut améliorer sa performance. Il vise une production annuelle d’un million de véhicules en moyenne sur les trois prochaines années en France, “sous réserve de la poursuite de la reprise du marché européen avec le retour à un niveau équivalent à celui d’avant crise, et de l’absence de rupture dans le contexte environnemental et réglementaire”.

 

Il y aura des sacrifices. La direction parle de “politique salariale équilibrée, alliant la redistribution des fruits de la croissance, la valorisation des performances individuelles et collectives et la maîtrise des coûts”. Cela passera notamment par le renforcement du dispositif d’intéressement et l’extension du nombre de salariés bénéficiant de la part variable individuelle. Est également prévue, la poursuite des plans de performance déjà engagés et l’augmentation de la marge de flexibilité.

 

En échange, le constructeur promet une politique de l’emploi responsable, sécurisant les parcours professionnels. La formation sera de mise pour les reconversions internes , à hauteur de 1 000 parcours par an. En outre, une politique emploi jeunes facilitera l’intégration de 2 000 personnes par an.

 

Pour Xavier Chéreau, DRH du groupe, “c’est un pacte social né d’un nouvel état d’esprit”. Avec cet accord, PSA souhaite aller au-delà des pratiques habituelles de négociation, en faisant de la qualité du dialogue et des relations de confiance avec les organisations syndicales, un avantage compétitif pour l’entreprise. Il s’agit de passer d’une culture de négociation à une culture de co-construction en partageant en amont la stratégie de l’entreprise afin d’accompagner les transformations », est-il expliqué dans un communiqué.