Complémentaire santé  d’entreprise : tous les salariés ne sont pas logés à la même enseigne

L’accord national interprofessionnel (ANI) de 2013, entré en application le 1er janvier 2016, a généralisé la complémentaire santé d’entreprise et étendu le maintien de celle-ci pour les chômeurs. Mais son impact n’est pas si fort qu’on le croit, révèle une étude de la Drees publiée ce 8 octobre et signée Mathieu Fouquet. Entre 2014 et 2017,  cette protection d’entreprise a profité à 5% de personnes supplémentaires en  La plupart d’entre elles avaient déjà un contrat individuel, généralement moins avantageux, sans coup de pouce de l’employeur.

 

Au total, le taux de couverture global par une complémentaire santé est passé de 95 % à 96 % au cours de la même période. Le document précise que parmi les salariés du secteur privé, les effets de l’ANI se sont concentrés sur les catégories précaires : contrats à durée déterminée, apprentissage, intérim et jeunes de moins de 26 ans. Les inégalités de couverture se sont ainsi réduites pour les foyers modestes. Cependant, pour une partie des foyers les plus modestes, le coût financier demeure une barrière à l’accès à une couverture complémentaire santé, et ce malgré l’existence de dispositifs qui leur sont réservés.